Le test du bonhomme

Un bonhomme par ci, un bonhomme par là.

Le bonhomme n’est pas un dessin ordinaire. Il est à la fois vécu, ressenti, fantasmé, instrumentalisé. Il est l’incarnation d’une conscience de soi qui se forme progressivement au cours du développement et qui se modifie perpétuellement.

Voici le bonhomme, le petit, l’aplati, le poilu, le dodu, le biscornu.

Le bonhomme en miroir

L’évolution du bonhomme

Le simple cercle du têtard devient deux cercles de dimensions variables : celui de bas, plus grand, en vient à représenter le tronc ; celui du haut, plus petit, représentant la tête. Le têtard devient une patère à laquelle on suspend les appendices : aux bras poussent des doigts ; les jambes engendrent des pieds ; les visages s’ornent bientôt d’oreilles, yeux, bouche, dents, sourcils, lobes d’oreilles, cheveux et même de taches de rousseur. (H.Gardner, Gribouillages et dessins d’enfants. Leur signification. 1980)

  • À partir de 3 ans : c’est le bonhomme tétard constitué d’un rond et de deux jambes
  • À  4 ans : apparaissent les yeux, la bouche, les mains, les doigts et les pieds
  • À 7 ans : le bonhomme a des cheveux et des vêtements

Le bonhomme : une image corporelle ?

Tout en se perfectionnant, l’enfant à travers son dessin va faire des découvertes sur son propre corps.

Un bonhomme qui présente deux têtes et trois mains traduit parfois une expression de schéma corporel perturbé. Si l’enfant insiste sur une partie du corps de son bonhomme cela signifie que cette partie lui pose problème. Par exemple, les zones corporelles dont l’enfant a honte seront absentes ou rétrécies.

Le bonhomme tout court

Le test du bonhomme est utilisé dans l’examen psychologique. Il représente le Soi de l’enfant –son image corporelle, son identité, sa sensibilité.

Nous pouvons donc analyser symboliquement le bonhomme :

Par exemple :

La tête du bonhomme

  • C’est l’identité personnelle de l’enfant – sa vision intime de lui même.
  • C’est aussi la relation que l’enfant entretient avec les autres. –la communication, l’échange.

Ainsi l’absence ou la présence de certaines parties du visage sont des précieux éléments d’analyse. Néanmoins, l’âge de l’enfant peut être un facteur d’oubli sans importance.

Le corps du bonhomme

  • C’est l’homme – l’espèce humaine. Il est parfois remplacé par un corps d’animaux.
  • C’est son image corporelle.

L’analyse du dessin peut aider à évaluer le stade de maturation de l’enfant par rapport a sa découverte des structures corporelles. (Navarro. 2003)

Dans le cas de certaines maladies affectant le corps, le dessin du bonhomme peut être d’une grande aide pour l’enfant dans la compréhension de ses difficultés et dans l’acceptation de sa différence aux autres. (Le dessin sans l’examen psychologique de l’enfant. Aubeline Vinay)

L’habillement du bonhomme

  • C’est le rapport social de l’enfant.

Le vêtement peut traduire un désir, une appartenance à un genre.

Par exemple :  l’enfant dessine Super Man. Il s’identifie à lui. Il se cache et se protège derrière lui. Le vêtement lui donne une force, un pouvoir, des qualités physiques ou des vertus.

Le dessin traduit, tout comme le vêtement dans la vie quotidienne, le rapport narcissique au monde. L’habillement, en tant qu’outils de renforcement de la séduction, permet d’améliorer artificiellement certains aspects du regard de l’autre. Il masque, met en valeur, transforme, augmente ou réduit les signaux de séduction. (A.Navarro. Le dessin du bonhomme chez l’enfant. 2003)

Ainsi le bonhomme peut traduit un désir, une sensation, une interrogation ou une souffrance.

Le bonhomme selon Goodenough

Goodenough a inventé un test d’intelligence avec le bonhomme

L’enfant obtient 1 point à chaque fois qu’il représente une partie du corps donné à son bonhomme. En fonction du nombre de points obtenus à la fin, nous pouvons déterminer le QI de l’enfant.

Il est très intéressant de voir comment l’enfant représente le personnage humain. On sait que le dessin du bonhomme de Goodenough a fait l’objet d’une cotation en points étalonnés permettant l’obtention d’un âge mental. Cela reprend le fait bien connu que la représentation du personnage humain se modifie et s’enrichit au cours du développement. (R. Debray)

Goodenough (1926) considère que l’élément intellectuel est facteur prédominant dans la détermination du résultat. Elle a commencé la mise au point de son épreuve avec l’idée que, chez le jeune enfant, une relation étroite est apparente entre le développement mental révélé par ses dessins et son intelligence. (R.Baldy. Dessine-moi un bonhomme.)

La contradiction du test de Goodenough

Un enfant en difficulté est susceptible d’accumuler ou d’omettre des détails sur son bonhomme. Il obtiendra alors un nombre de points non représentatif.

En 1963, Harris propose un autre test. Il augmente le nombre d’items proposé par le test de Goodenough. Puis Royer (1977) et Machover (1949) proposent d’autres méthodes d’analyse.

Ces tests peuvent être utilisés en complément d’autres tests.

Le bonhomme malade

Suite à un cancer, un deuil, une vive douleur psychique ou physique, une pathologie le bonhomme de l’enfant peut être amputé ou étrange.

Voici quelques exemples :

Le bonhomme dans le cancer

Le bonhomme reflète le déni de l’enfant envers sa maladie ou au contraire il met en relief l’organe malade. Les dessins sont baignés d’angoisse. L’enfant est fragile, son bonhomme aussi. Parfois le bonhomme est un guerrier. Il montre la lutte contre la maladie. L’enfant s’identifier à lui. Le bonhomme peut être un support d’aide psychologique.

Le bonhomme dans le handicap moteur

Le bonhomme nous donne des indications sur vécu du handicap. De plus, le dessin aide à mieux vivre ce handicap. A fortiori, il a la capacité d’accelérer la rééducation tout en nous donnant des éléments sur la santé mentale de l’individu.

Le bonhomme dans le traumatisme crânien

Le traumatisme crânien entraine parfois une modification de la perception de soi et de l’environnement.

Les affections touchant les fonctions cérébrales ont une incidence évidente sur le dessin, qu’elles concernent l’ensemble (encéphalopathies, encéphalites …) ou ne touchent qu’une fonction précise, comme le langage, la vue ou l’audition. Mais certaines affections qui n’atteignent pas directement le cerveau ont également une incidence sur le dessin. Il a une valeur projective, il est donc un bon indicateur de retentissement de la maladie sur l’enfant. (P.Wallon. Le dessin de l’enfant)

L’enfant peut être dans le déni de son traumatisme. L’activité graphique est parfois délicate. Le tracé est rapide et impulsif. Le résultat final nous donne une impression de déconstruction. Les parties du corps du bonhomme sont disproportionnées.

Le bonhomme dans le traumatisme émotionnel

Le bonhomme est bordé de colère, d’agression. Le dessin est un exutoire à la douleur. Il permet d’évacuer des émotions intenses. Quand la parole n’est pas suffisante ou absente, le bonhomme la remplace.

Le bonhomme dans le retard mental

Le test du bonhomme permet d’évaluer les retards cognitifs. Il peut la encore être un outil thérapeutique ou un élément d’apprentissage.

Le bonhomme dans les troubles psychopathologiques

  • Dans les formes névrotiques

Le trait est fin, flou, en pointillés. Le bonhomme est petit, fragile, isolé dans un coin. L’inhibition est flagrante. Il y a des ratures comme si l’enfant c’était trompé. Il manque quelques fois des éléments du bonhomme. Mais le perfectionnisme de l’enfant rappelle l’aspect obsessionnel de la névrose.

  • Dans les formes psychotiques

Nous observons une séparation avec le réel. Le dessin est fantastique. Le bonhomme est multiple, déshumanisé. La composition est sans logique. Des objets viennent, par exemple, s’ajouter. Les couleurs et les formes se mélangent.

Parfois la psychose déstructure une personnalité apparemment bien formée. Dans ce cas, Audin décrit plusieurs types de dessins. C’est soit un type liliputien : microbonhomme (2-3 cm) perdu dans la feuille, sans détails de la face ni mains, et l’enfant dit qu’il veut redevenir bébé. Parfois ce dessin est reproduit en grande série (bourrage). Machover parle de dissolution du moi dans le monde extérieur. Parfois, le personnage est remplacé par une main, un doigt, un œil ou une mèche de cheveux, ou quelques éléments épars, une sorte de pantin désarticulé. Chez l’enfant psychotique, les défenses peuvent s’exprimer par un géométrisme : le dessin est angulaire, parfois rond. On note un double contour. (P.Wallon. Le dessin de l’enfant)

Les tendances paranoïdes vont se révéler dans le refus par l’enfant ou l’adolescent de dessiner un bonhomme. La destruction du dessin non encore abouti est également fréquemment observable. La création peut elle-même devenir source de réaction agressive où les éléments dessinés prendront valeur de persécution. (Aubelie Vinay. Le dessin dans l’examen psychologique)

Source:

  1. Le dessin dans l’examen psychologique. Aubelie Vinay
  2. Le dessin de l’enfant. P.Wallon.

Conclusion :

Le bonhomme nous en dit long.

Il nous parle d’identité, de perception, de douleur et d’angoisse.

Le bonhomme c’est l’ami de l’enfant, c’est le complice du thérapeute.

 

Le test de Goodenough

On donne 1 point pour chaque élément du dessin. Maximum 52 points.

Catégorie A :

  1. Le bonhomme n’est pas reconnaissable (gribouillage, lignes enchevêtrées) 0 point
  2. S’il y a un certain contrôle dans les lignes (triangles, cercles..) 1 point

Catégorie B :

  1. La tête présente
  2. Les jambes présentes. 1 point
  3. Bras présents. 1 point
  4. Tronc présent 1 point
  5. Longueur du tronc supérieur à la largeur. 1 point
  6. Epaules.1 point
  7. Bras et jambes attachés au tronc.
  8. Bras et jambe attachés à un point correct du tronc. 1 point
  9. Cou présent. 1 point
  10. Cou attaché avec la tête et le tronc. 1 point
  11. Yeux présents. 1 point
  12. Nez présents.1 point
  13. Bouche présente. 1 point
  14. Lèvre. 1 point
  15. Narine. 1 point
  16. Cheveux. 1 point
  17. Cheveux bien placés sans que la tête soit vue en transparence. 1 point
  18. Vêtement. 1 point
  19. Vêtement sans transparence. 1 point
  20. Dessin complet du vêtement. 1 point
  21. 4 articles vestimentaires. 1 point
  22. Costume complet (soldat, princesse). 1 point
  23. Doigts. 1 point
  24. Doigts complets. 1 point
  25. Opposition du pouce. 1 point
  26. Mains distinctes. 1 point
  27. Bars articulés aux épaules. 1 point
  28. Jambes articulées avec genoux et hanches. 1 point
  29. Position de la tête. 1 point
  30. Position des jambes. 1 point
  31. Position des pieds. 1 point
  32. Deux dimensions. 1 point
  33. Présence du talon. 1 point
  34. Coordination motrice par le contour. 1 point
  35. Coordination motrice par les articulations. 1 point
  36. Coordination motrice par articulation de la tête. 1 point
  37. Coordination motrice par articulation du tronc. 1 point
  38. Coordination motrice des bras et des jambes. 1 point
  39. Coordination motrice de la physionomie. 1 point
  40. Oreilles présentes. 1 point
  41. Oreilles dans une bonne dimension et bien placées. 1 point
  42. Cils, sourcils. 1 point
  43. Pupilles. 1 point
  44. Proportions des yeux correctes. 1 point
  45. Yeux brillants. 1 point
  46. Menton et front présents. 1 point
  47. Menton distinct de la lèvre inférieure. 1 point
  48. Tête, tronc, pieds de profil. 1 point
  49. Profil parfait. 1 point

Le barème en niveaux d’âge

Age :

  • 3 ans : 2 points
  • 4 ans : 6 points
  • 5 ans : 10 points
  • 6 ans : 14 points
  • 7 ans : 18 points
  • 8 ans : 22 points
  • 9 ans : 26 points
  • 10 ans : 30 points
  • 11 ans : 34 points
  • 12 ans : 38 points
  • 13 ans : 42 points

 

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20 réponses à Le test du bonhomme

  1. Maman dessine 12 février 2013 à 10:20 #

    Bonjour
    J’ai beaucoup aimé lire cet article très intéressant, merci beaucoup
    A l’école maternelle de ma fille els enfants font l’exercice de dessiner dans un cahier un bonhomme tous les mois pendant les trois ans de maternelle. Je trouve que c’est très itérassent de voir l’évolution. Certains enfants y arrivent beaucoup mieux que d’autres. Je pense que la pratique régulière de dessin est un facteur tout aussi important que le QI, qu’en pensez-vous?

    • Audrey 20 mai 2013 à 5:04 #

      Bonjour Maman Dessine,

      Le dessin reflète beaucoup de chose : état émotionnel, maturation neurologique, image du corps, schéma corporel, motricité fine etc …

      Néanmoins, Il ne peut être un test de QI. Il reflète une sensibilité, à un instant donné. Les capacités graphomotrices n’ont parfois pas grand chose à voir avec l’intelligence. Je prends l’exemple des personnes dysgraphiques ou encore apraxiques !

      Vous avez raison la pratique régulière du dessin aide à se construire, il participe à la structuration de l’image du corps, de l’espace, du temps, de la latéralité… etc…

      C’est merveilleux d’être témoin de l’évolution du dessin du bonhomme 🙂

  2. profdemat 24 septembre 2013 à 3:45 #

    Bonsoir,
    je suis enseignante en maternelle, et mes collègues “enseignent” le dessin du bonhomme avec beaucoup de rigueur, avec modèle et obligation de détails…
    Je tente de leur expliquer que d’après moi, le dessin doit être une conséquence de l’apprentissage et de la découverte du corps, ses fonctions, et non pas un apprentissage en soi… et qu’elles pourraient fausser les représentations qu’ont les enfants par un dessin standardisé, mais elles ne sont pas d’accord…
    J’ai même imagé mon argumentation, en leur expliquant que c’était comme si elles apprenaient aux enfants à faire des tâches pour “réussir” à un test de psychologie! pour leur montrer un peu que le travail est fait… en dépit du bon sens?
    Ai-je tort? Quelle doit être la place de l’enseignant dans l’évolution du dessin du bonhomme?
    Merci d’avance pour toute l’aide que vous pourrez m’apporter…

    • Emejie 2 mai 2014 à 10:44 #

      Bonjour,
      je suis aussi instit en petite section et je te rejoins dans ton analyse. Si on apprend à l’enfant à dessiner un bonhomme, ce n’est pas sa représentation profonde qu’il dessine et en général, il s’approprie ce dessin-là de façon très distanciée. Je n’apprends donc pas à dessiner le bonhomme à mes élèves. Par contre, je fais tout un travail pour qu’ils soient capables de dessiner des ronds, des barres, des traits. Je travaille le schéma corporel en verbalisant les parties du corps, en les faisant agir dans l’espace. Je leur fais fabriquer des marionnettes, des pantins. J’ai même une boîte à fabriquer les bonhommes dans laquelle j’ai amassé toutes sortes d’objets pouvant figurer les éléments d’un corps (cailloux, bâtons, legos, boutons, laine …). La fabrication d’un bonhomme avec des objets permet de revenir sur son travail lorsqu’on est pas satisfait, ce que le dessin ne permet pas. Un livre support de cette activité est : “Il est où” de Christian Voltz. J’espère que ma réponse n’arrive pas trop tard pour toi ! Je te souhaite beaucoup de bonheur dans l’accompagnement de tes élèves vers leur plein épanouissement. Tu peux voir des bonhommes fabriqués avec la boîte à bonhommes ici : http://pedagogie.ac-toulouse.fr/blog31/pri-issus/2013/09/20/septembre-classe-verte/

      • Emejie 7 décembre 2014 à 11:41 #

        Attention, mon lien n’est plus valable ! Je ne peux pas laisser les articles sur le blog de l’école plus d’un an.

  3. Lauret 12 octobre 2013 à 10:15 #

    Bonjour, mon message est une question à savoir, mon fils de 5 ans obtient un score de celui d’un enfant de 8 ans au test du bonhomme de Goodenough réalisé dans le cadre d’un bilan psychomoteur, que peut-on ou ne peut-on pas en penser? Merci beaucoup d’avance.

  4. Lauret 13 octobre 2013 à 9:48 #

    Encore moi qui aurait du préciser dans mon message ci-dessus que mon fils de 5 ans n’est par ailleurs pas à l’aise avec le graphisme, la tenue du crayon et la motricité fine; ce qui me semble d’autant plus paradoxal mais tant mieux mais perplexe quand meme 😉

  5. oumwissal 16 novembre 2013 à 11:50 #

    bonjour , j’ai une fille de 11ans porteuse de trisomie 21 c’est sa première année de scolarité elle parle nettement mais elle a du mal à écrire elle suit chez l’orthophoniste mais ça na pas donner grand chose aider moi SVP merci

  6. Pommelet 16 septembre 2014 à 12:57 #

    Bonjour, j’ai un eleve de 7 ans et demi et qui dessine des bonhommes tetards avec seulement et a chaque fois 4 cheveux, une tete ronde, 3 points pour les yeux et la bouche, les 4 membres represente par 4 traits sans doigt. Il n’y a rien d’autre! Et il est place en plein milieu d’une page blanche A4, et pas plus gros de 1cm!! Pouvez vous m’aider a le comprendre?

    • Emejie 17 septembre 2014 à 9:22 #

      Bonjour Pommelet,
      j’ai eu peu de CP et il y a fort longtemps mais je trouvais très important de leur faire commencer l’année par un dessin du bonhomme. Mon idée était que s’ils ne parvenaient pas à se mettre à distance par la parole et le dessin, ils risquaient de ne pas pouvoir entrer dans la lecture.
      Je n’ai pas eu assez de CP pour avoir un pannel représentatif (environ 80 élèves) mais je me souviens nettement d’un enfant qui ne savait pas dessiner de bonhomme en début d’année et qui malgré mon travail et celui de la collègue rééducatrice n’a pas pu apprendre à lire.
      Pour ton élève, peut-on tout simplement penser qu’il a peu eu l’occasion de dessiner ? A-t-il été scolarisé en maternelle ? As-t-il un problème de vue ? Vient-il d’avoir une naissance à la maison ?
      Je pense que tu pourrais te tourner vers le RASED s’il en existe un sur ton secteur. Ils sont plus formés que nous pour comprendre ce genre de dessin.
      Bonne année scolaire !

    • Cecile 6 décembre 2014 à 11:14 #

      Je pense qu’il a appris une schématisation du bonhomme. Il reproduit un bonhomme qui lui a été enseigné et qu’il ne s’est pas approprié. Le seul détail intéressant pour moi est la taille du bonhomme : il est petit, seul et inhibé.

  7. Yllen 9 janvier 2015 à 10:31 #

    Bonsoir, je suis une patiente de 16 ans d’un cmpp dans la sud de la France. Jeudi dernier, ma psychomotricienne m’a fait faire le test du bonhomme. J’ai dessiner un homme sans visage et sans mains, avec une silhouette floue et des contours repasser au crayon…Ma psychomotricienne a été choquée et elle m’a posé plusieurs fois la question si je desinnais toujours les bonhommes sans mains ni visage. Je lui ai répondu que je ne savais pas faire les visages, mais que je pouvais faire une bonhomme plus simple (car celui que j’avais fait je l’avais fait avec perfectionnement ) et alors je me suis mise à faire un bonhomme avec en guise de tête un rond et des traits pour les jambes et les bras (bonhomme standard) mais toujours sans tête ni mains… J’ai une mère potentiellement psychotique, qualifiée de maltraitante psychologiquement par plusieurs psychiatres qui m’ont suivit, avec qui j’ai vécu seule pendant 15 ans… Alors j’aimerais savoir s’il est possible que j’ai assimiler inconsciemment des comportements, des façons de résonner, psychotiques ? Si oui, vers quels établissements puis je me tourner pour m’en sortir ? Merci, bonne soirée. N.B : ma mère a un cancer depuis que j’ai 7 ans, 2006.

    • Audrey 15 janvier 2015 à 10:42 #

      Bonjour Yllen

      Le test du bonhomme ne peut révéler à lui seul une personnalité dite psychotique.
      En outre, vous avez besoin d’aide. Vous pouvez vous tourner vers un centre médicaux psychologique.

    • Emejie 15 janvier 2015 à 10:41 #

      Bonjour Yllen,
      je ne suis pas dans le domaine médical, j’ai eu 4 enfants et je me souviens très bien qu’à ton âge, 2 de mes filles dessinaient volontiers toutes sortes de personnages mais sans visage car elles trouvaient qu’elles ne faisaient pas de beaux visages. De mon côté à âge égal, je décorais mes cahier de visages sans contours, ni corps. Aucune d’entre nous n’a jamais été considérée comme malade à cause de ses dessins.
      Je pense qu’il faut que tu en reparles avec ta psychomotricienne. Peut-être que tu penses qu’elle a été choquée et que ce n’est pas vraiment le cas. Te souviens-tu des mots qu’elle a utilisés ? On se fait parfois tout un cinéma dans la tête à partir de pas grand chose. Prends le temps de comprendre ce qu’elle a vraiment voulu dire en dialoguant avec elle.
      Je te souhaite beaucoup de courage et de patience dans ta relation avec ta maman que tu dois aussi sûrement soutenir dans sa maladie et je ne doute pas qu’en étant bien accompagnée tu continues d’avancer avec détermination vers ta vie d’adulte ! Amicalement.

  8. monabash 12 août 2015 à 9:32 #

    je suis enseignante en g.s.de la maternelle. pour faire le test que faut il demander a lenfant?de se dessiner ou de dessiner un bonhomme tout simplement.
    a quoi sert ce dessin et pourquoi y insister?

    • Emejie 12 août 2015 à 11:46 #

      Bonjour Monabash,
      je ne dirais pas qu’il faut insister sur le “test du bonhomme” en maternelle. C’est un indicateur parmi d’autre du bon développement de l’enfant. Je t’invite à lire mes précédents commentaires à ce sujet.
      Concernant la consigne, je demande en général de dessiner le plus beau bonhomme qu’on sache dessiner. Et surtout, je donne autant de feuilles que nécessaire et le droit de recommencer.
      Amicalement.

  9. Audrey 12 août 2015 à 10:28 #

    Bonjour !

    Pour toutes questions je vous invite à me contacter par mail dans la rubrique contact en haut à droite.
    Merci 🙂

    A bientôt

  10. Sandra 21 janvier 2017 à 11:08 #

    Bonjour j’ai ma fille qui a 4 ans elle dessine son bonhomme avec trois cercle un pour la tete et deux pour dessiner son corps pour le reste elle dessine s’est bras ses jambes et elle fait même s’est yeux et sa bouche. Je voudrai avoir votre avis dois je aller consulter. Merci d’avance

  11. Monmart 23 avril 2017 à 11:21 #

    Bonjour je sui maman d’une petite fille âgée de 6ans elle plutôt très sociable adore l’école et à dès conversation defois pas de son age mes la elle nous a fait un dessin donc comme toujour un arbre dès fleur des coeur un animal et de bonhomme un qui crie et un autre avec des cheveux les dout une robe mes en plus des bijoux elle a mis o fronde un point d’interrogation et un ti gribouillage représentant le cerveau. Je voudrais savoir si ces normal à son age de faire dès dessin avec autan de détaille sachant que le cerveau et pa forcément se con dessine.

  12. Stef 16 juin 2017 à 7:53 #

    Bonjour mon fils de 5 ans dessin des bonhomme sans corp uniquement tête ventre avec nombril et bras et jambe séparer.. la maîtresse nous a reçu en entretien.. nous proposer d’aller voir le pediatre… qu’en pensez vous ??

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