Les embûches de la préparation aux concours

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Je m’appelle Ombeline et voici mon histoire

Juin 2013, j’obtiens mon bac science technique sanitaire et sociale. Quelques semaines, après j’ai un entretien pour discuter de mon admission dans une prépa au concours psychomot. La directrice me dit que mes notes me permettent d’être admise, mais cependant qu’il fallait s’accrocher car je n’ai pas un bac S. Mais peu m’importe, je suis admise, et c’est le bonheur.

Septembre 2013, c’est parti, j’y suis. Les cours commencent. Concours blancs toutes les semaines. Le premier :  2/20. Bon je me rassure en me disant que c’est normal, c’est tout juste le début. Les semaines passent….tout va mal. J’apprends mes cours, par cœur, tout en les comprenant. Cependant, je suis incapable de faire des exercices. J’ai les connaissances, mais pas l’application. Mes notes ne dépassent pas les 4.

Je n’en peux plus et me dis que tout mon travail ne sert à rien, toutes ces heures à apprendre, a essayé d’appliquer les choses deviennent pour moi inutile.

Et par dessus ça, la prof est toujours sur moi, je ne comprends pas…. Je reste parfois plus d’1 heure au tableau a essayé de faire un exercice, devant les autres étudiants. Ils me regardent, et parfois rigolent. Je ne comprends pas pourquoi cette acharnement sur moi. Lorsqu’elle me rendait mes concours, la prof « m’humiliait » devant  les autres en disant à voix haute les sottises que j’avais pu écrire, ou la mauvaise syntaxe que j’ai pu avoir.

Et puis sans parler de l’ambiance dans la classe, malgré une promo de 20 élèves. Les étudiants sont méchants entre eux, il n’y pas d’entraide, pas de partage, pas de soirées, bref une ambiance concours. Mais grâce à mes amis, mes parents, mon copain, je tiens le coup et je continue malgré mes notes médiocres.

L’heure des concours arrive, j’en passe seulement trois. Pour les trois concours, je suis malade, stressée, angoissée. Le regard des autres me fait peur, près de 1 500 personnes. Pourquoi suis-je là ? Et bien sur  c’est l’échec. Aucune réussite. Je suis dans les 1 100.

Comment faire, quoi faire,  continuer, arrêter ?

Certaines personnes me poussent à continuer, d’autres me disent d’abandonner, que ça ne sert à rien, que je trouverai autre chose. Je me laisse 1 mois de réflexion.

Peut être que vous allez me prendre pour une folle, mais je me suis inscrite de nouveau dans la même prépa. Pourquoi ? Je me suis dit que les choses allaient être différentes, je connaissais les locaux, le fonctionnement de la prof et tout ce qui va avec…

et puis je me bats pour moi, uniquement pour moi et mon avenir.

Septembre 2014, On recommence. Les cours je les connaîs par cœur, alors je me concentre et ne bosse pratiquement que sur l’application. Je fais et refais tous les exercices, toutes les annales possibles. Je travaille sans relâche. Je commence avec des 7, puis mes notes augmentent mais n’ont jamais dépassé le 12. Mais, cette fois peu m’importe, j’ai progressé, je le sens, et ma prof aussi. Elle m’explique pourquoi cette acharnement : elle savait que je voulais me battre pour cet avenir, alors elle voulait me pousser au plus haut en mettant mes failles face à moi.

L’ambiance était complétement différente de ma première année, et beaucoup mieux. … Rires, sorties, partages et surtout entraides.

A côté de la prépa, j’avais une prof à domicile qui m’a énormément apporté.

Je suis inscrite à tous les concours. Chaque concours est différent, je suis beaucoup moins stressée que la première année. Mais, à la fin je ne suis pas sereine, et pour moi l’échec sera là.

Les résultats tombent. Non admise, non admise… Je ne vois que ça. Dernier résultat de l’ISRP Paris : non admise. 237ème sur liste complémentaire. (Donc 447 sur liste principale, pour 210 places…)  Je me dis que c’est fichu, vous vous rendez compte le nombre de désistement qu’il doit y avoir pour arriver à moi ?!

Je prépare déjà une 3ème année d’inscription, cette fois dans une autre prépa. !

Pendant l’été, je vais sur les forums, je vois que je suis à 150 places, 100, 80, puis 60 puis 40, puis 20. Je reprends doucement espoir, mais le temps passe. Puis 10 places, 5 places. Je perds patience, je craque, échouer à si peu de place, je vois mon rêve s’envoler. Non ce n’est pas possible ça va passer. Je veux y croire, et j’y crois. 3 places, 2 places. Plus rien ne change pendant 5 jours. Ca y es je me dis que c’est fini, il faut bien que ça s’arrête à un moment. Le 19 août je suis à une place d’avoir mon concours, mon entrée dans cette école. Le temps passe, toujours rien.

Le 25 août 2015 un appel manqué d’un 01, un message vocal. Je tremble, j’ai les larmes aux yeux. J’appelle ma boîte de messagerie : «  Bonjour Mademoiselle Bisson, l’isrp de paris, je vous appelle pour vous dire qu’une personne s’est désistée, la liste arrive donc à votre nom. Vous avez donc une place dans l’école. J’attend votre retour pour valider ou non votre dossier et procéder à votre inscription ».

Je n’en reviens pas. J’y suis. Je pleure. J’appelle mes parents, mon copain, mes amis. Je vais pouvoir annuler mon inscription à la prépa. Je ne réalise pas.

En septembre 2015, je mettrai les pieds dans un tout autre univers, dans une toute autre ville, dans la capitale. Dans cette école, ou je vais pouvoir vivre un rêve éveillé…

Cet article pour vous dire, que peu importe si des gens vous décourage, peu importe si on vous dis qu’il vaut mieux abandonner, qu’on perd du temps dans ces prépas, qu’il vaut mieux faire autre chose. Peu importe… vous êtes les seuls à savoir pourquoi vous êtes là, pourquoi vous vous battez. Et vous allez être fier de dire un jour : j’ai réussi. Ca a été dur mais j’ai réussi.

Pendant votre année de prépa, n’oubliez pas de respirer un peu, de prendre du temps pour vous, faites vous plaisir, c’est important. Si votre professeur est comme la mienne, a être sur vous, parlez lui en, peut être qu’elle vous dira comme moi : «  J’ai vu que tu étais une personne motivée qui n’allait pas lâcher et qui savait ce qu’elle voulait. Je savais que tu allais être capable d’y arriver ».

Certaines personnes vous donne des coups de pieds dans les fesses non pas pour vous décourager, mais au contraire pour vous redonner cette rage de réussir qui parfois s’estompent un peu.

Je sais que ce sont des mois difficiles, fatiguant physiquement et surtout moralement. Mais continuez de vous battre, continuez de puiser cette force de vaincre. Quand ça ne va pas, regardez des vidéos de psychomot, allez lire des articles pour vous redonnez cette envie de vous battre, pour vous rappelez pourquoi vous êtes ici. Accrochez-vous à vos rêves. Et surtout ayez confiance en vous.

Le chemin peut être long, dur, semé d’embûches, c’est pourquoi il ne faut pas regarder l’obstacle mais ce qu’il se passe derrière lui. Au bout du chemin, un arc en ciel de couleur vous attends, c’est psychomot-land, un monde de bonheur.

 

Moi je crois en vous.

Bisson Ombeline, 

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9 réponses à Les embûches de la préparation aux concours

  1. Olivia 9 janvier 2016 à 10:12 #

    Wouhaou Ombelline ton témoignage est tellement proche de ce que je vis en prépa (sauf pour la mauvaise ambiance)!! C’est telement poignant !
    Nous sommes au mois de janvier et mes notes ocillent toujours entre 6 et 8. Mais comme toi je m’accroche et, je sais qu’en cas d’échec j’aurai été fier de mon travail.

    Merci à l’équipe d’SOS de nous avoir fait partager cette expérience de vie.

    • Ombeline 9 janvier 2016 à 3:34 #

      Oui, continue de t’accrocher c’est très important. Tu pourras être fière de ton travail quoiqu’il arrive ! Mais ne pense pas à l’échec, vise et voit la réussite.
      Et surtout lors des jours J, concentre toi, ne regarde pas les gens présents.
      Et puis valorise toi ! Je me disais souvent : je suis capable de le faire.
      Ca peut paraitre étrange de se dire soit même cette phase, mais dans des situations comme les concours, c’est important.

      Aller, courage à toi, à vous. Ca va le faire !!

  2. Héloïse HOTTON 11 janvier 2016 à 2:08 #

    Merci pour ce super témoignage 🙂
    C’est toujours rassurant de se dire que d’autres sont passés par là avant nous !
    Si vous avez réussi, pourquoi pas nous ?
    Bientôt on pourra chanter WE ARE THE CHAMPIONS 🙂

  3. julia 2 février 2016 à 1:49 #

    Je prépare le concours avec une prépa a distance et bosser seule chez soi c est l horreur. En ce moment je n y arrive plus. Inscrite pour Toulouse mais on a pas encore termine le programme alors que c’est dans 4 semaines. Je me sens super stressée. Je me suis inscrite pour l isrp et Hyères car je suis a la prépa de hyere en e learning. Mais c est dur de bosser sans encadrement sans classe seule chez soi avec des cours sur ordi.

    Ton témoignage me fait du bien. J ai accumule les échecs dans d autres voies et j ai tout plaque pour me lancer dans ce concours. Mais plus les mois passent plus je sature. C est très très dur psychologiquement de tenir.

    J espère faire partie de ces personnes qui seront prises aussi a l isrp en liste complémentaire… Parce que pour les autres écoles je n y crois pas trop.

    Moi non plus j ai pas un bac scientifique alors pas évident a reprendre de zéro en quelques mois…

    Mais ton témoignage de l espoir je pense que la chance contribue énormément aussi dans ces concours. Prions pour nous toutes qu on soit prise au moins a une école.

    Merci de redonner un peu d espoir

    • Angeline Dupuis 1 mars 2018 à 5:12 #

      Bonjour Julia,

      Je viens de lire ton témoignage. Je suis actuellement en CDI mais je souhaiterai me reorienter et devenir psychomotricienne.
      J’aurais aimé pouvoir échanger avec toi sur ton expérience sur la prepa à distance, le fait que tu ne vienne pas de la branche scientifique non plus et surtout ou tu en es aujourd’hui.

      Angeline

  4. Ambre 29 avril 2016 à 4:32 #

    Bonjour,
    Ton témoignage est très émouvant et à travers ce dernier on peux ressentir ce que tu as vécu.
    Quelle force !!

  5. Alice 24 août 2016 à 7:05 #

    Merci beaucoup d’avoir écrit ça, avant de faire sa rentrée en prépa, ça motive !
    tu feras une très bonne psychomot j’en suis sure !

  6. Llorana 6 mars 2017 à 6:49 #

    Je suis actuellement en Terminale service à la personne moi aussi, et le choix est rude et les gens me dise tu ne fais pas un bac S alors accroche toi face aux autre. Ton témoignage rassure merci beaucoup.

  7. JIOUT Jacqueline 20 juin 2017 à 3:28 #

    bonjour Ombeline
    je tombe sur ce témoignage et merci beaucoup. ma fille vient de passer 4 concours : alençon; ISRP PARIS , les mureaux et LA PITIE. J’ai l’impression de la retrouver dans ce discours. Nous sommes de Guadeloupe. j’ai du la faire revenir début juin, car elle était dans un tel état. et les résultats commencent à tomber. elle est sur liste complémentaire dans deux écoles, dont ISRP classée 217. Je peux donc garder espoir. merci

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